"Phuphuma Love Minus" au musée du quai Branly
"Phuphuma Love Minus" au musée du quai Branly “Phuphuma Love Minus” vous invite à plonger au cœur de l’histoire, dans les townships de Johannesburg.

Phuphuma Love Minus au Musée du Quai Branly

Redécouverte par la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin, la chorale “Phuphuma Love Minus” porte aujourd’hui à travers le monde la culture populaire de tout un peuple d’ouvriers migrants oubliés. Ce chœur de dix hommes -tirés à quatre épingles, en costumes et nœuds papillons- interprète a cappella un répertoire vibrant où le jazz flirte avec la soul et les chants traditionnels d'Afrique du Sud.

Spécialisé dans l'isicathamiya, chants nés dans les townships de Johannesburg au siècle dernier, et dérivé du verbe zoulou -cathama, qui signifie marcher doucement, ou piétiner soigneusement-, les choristes exécutent, tout en chantant, des gestes fluides et lents, coordonnés avec précision aux mouvements de leurs pieds qui glissent délicatement sur le sol. Le chœur rend ainsi hommage aux travailleurs débarqués des campagnes qui, du temps de l’apartheid, logeaient dans des pensions où ils n’étaient pas autorisés à faire de bruit et où ils ne pouvaient chanter et danser leur peine qu’en chuchotant et effleurant le sol.

Réuni au Quai Branly-Jacques Chirac, le chœur masculin “Phuphuma Love Minus” vous invite à plonger au cœur de l’histoire, en plein apartheid, dans les townships de Johannesburg.