Trailer ARTE Concert

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Mercredi 9 juillet à 15h30

„Matthäus-Passion“ von J. S. Bach mit dem Thomanerchor und dem Gewandhausorchester Leipzig

Cette année, le Thomanerchor de Leipzig fête ses 800 ans. Sans aucune interruption, génération après génération, la trinité de la foi, du chant et de l’apprentissage s’est perpétuée.

Des chefs de chœur, « Kantor », de renom ont dirigé cette institution. Le plus célèbre d’entre eux, Jean-Sébastien Bach, est entré en fonction en 1723. Il lui incombait de diriger une passion le Vendredi Saint. En 1727, les paroissiens de Saint Thomas qui découvrirent les premières mesures de la Passion selon Saint Matthieu étaient loin d’imaginer qu’ils allaient entendre une œuvre littéralement « passionnée » d’une durée de près de trois heures. Confiant dans les capacités de ses choristes, Bach a composé une œuvre pour double chœur et écrit des airs et récitatifs d’une rare inventivité. Cette variété des formes aux emplois le plus souvent inattendus donne l’impression qu’il s’agit d’une œuvre théâtrale en version concertante.

Au XIXe siècle, époque où Bach est redécouvert, commencent les exécutions régulières des passions selon Saint Jean et Saint Matthieu, données chaque année en alternance. Une tradition encore perpétuée de nos jours.

La captation à l’église Saint Thomas de Leipzig est un des temps forts de cette saison qui marque le 800e anniversaire du Thomanerchor. Le chœur ainsi que l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig atteignent cette année des sommets. Ces derniers mois, ils ont donné la Passion selon Saint Matthieu au Japon, en Corée, et en Angleterre. Le Kantor Georg Christoph Biller dirige à la fois le chœur et l’orchestre. Il a été membre du Thomanerchor avant d’étudier le chant, la direction d’orchestre et la musique d’église à Leipzig. En 1992, il a été nommé à la tête de cette prestigieuse institution de musique religieuse qu’est le Thomanerchor, devenant ainsi le 16e Kantor après Jean-Sébastien Bach. Parmi ses autres prédécesseurs illustres, on pourra citer Karl Straube, Günther Ramin, Erhard Mauersberger et Hans-Joachim Rotzsch.

Droits photo : Gert Mothes